Lors de la grande récession de 1934 au Brésil, mon père a abandonné notre foyer, et ma mère s’est retrouvée seule pour élever sa famille. Nous étions très pauvres. Mes parents avaient dû faire face aux difficultés et à l’adversité, mais nous avions été une famille unie. Nous le sommes restés jusqu’au jour où mon père s’est mis à fréquenter assidûment un "Centre Spirite". Dès lors, les disputes se sont multipliées, et la mésentente s’est installée entre mes parents.

J’avais six ans lorsque mon père nous a pris à part, mon petit frère et moi, pour nous annoncer: "Je m’en vais et je ne reviendrai plus jamais!" J’ai été profondément blessée d’entendre mon père dire une chose pareille. Plus jamais je ne l’ai revu.

Nous avons mûri précocement en nous efforçant d’aider notre mère à surmonter les problèmes posés par l’éducation de quatre enfants. Elle acceptait tout emploi que la bonté du Seigneur lui accordait. Au début nous avons souffert, car nous n’avions pas de quoi vivre. Les années passant, mes deux sœurs aînées et moi-même avons pu faire davantage. Mes deux sœurs faisaient des petits travaux et je restais à la maison pour m’occuper de mon jeune frère et de ma vieille grand-mère, tout en suivant une scolarité. A mesure que nous avons grandi, la situation a évolué. Plus tard, il a fallu travailler à plein temps tout en continuant à assumer nos responsabilités familiales. Une fois réunis, nos salaires respectifs nous permettaient non seulement de survivre, mais encore d’aider ceux qui vivaient dans un dénuement plus grand que le nôtre. Notre mère répétait souvent: "Si nous luttons, nous gagnerons!" Pleine d’enthousiasme, elle affrontait l’existence comme si rien dans le passé n’était venu bouleverser notre existence.

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